Les animaux sauvages

 

Les santonniers sont nombreux à représenter les animaux sauvages.

 

Ici un écureuil du santonnier Fouque. Nous connaissant tous ce petit animal répandu sur toute la planète. Il se nourrit essentiellement de graines, de champignons et bien sûr de noisettes. Il constitue des réserves qu'il "oublie" parfois, ce qui contribue à la propagation des espèces végétales. 

 

Le 2e animal de la photo, toujours un santon Fouque, est une grenouille... Là encore ce petit animal, répandu dans le monde entier a un rôle essentiel à jouer. En consommant des insectes, il limite la propogation de maladies que ceux-ci répandraient. Mangés eux-mêmes par les oiseaux, les batraciens permettent la survie d'espèces.

 

 

Toujours de l'atelier Fouque, un flamant rose. Contrairement aux deux précédents, il ne vit en France que dans une zone géographique limitée, essentiellement en Camargue. C'est là qu'il trouve en effet deux élements qui lui sont essentiels, un climat doux, et un terrain marécageux dans lequel il se nourrit de poissons, de vers, de plancton et de crustacés. C'est d'ailleurs la consommation de l'artémia, un petit crustacé vivant dans les lacs salés qui lui donne sa couleur. Malgré sa grande taille, il est chassé par le marabout, qui attaque même les adultes, les aigles et les goélands qui s'en prennent aux jeunes. A l'automne la majeure partie de la population quitte l'Europe pour hiverner en Afrique.

 

 

Voici un animal qui n'a pas toujours bonne presse, le renard. Cet animal dont le nom était originellement "goupil" a changé de nom au fil des siècles. Cas assez exceptionnel, s'est substitué au nom commun celui d'un personnage d'un roman médiéval, "Le roman de Renart". Le goupil y est présenté comme rusé, intelligent et se jouant de tous les autres animaux. C'est sa popularité qui explique ce glissement.

Les paysans n'appréciaient pourtant pas cet animal, opportuniste, il n'hésite pas à s'attaquer à des volailles mal protégées. Accusé de beaucoup de maux, il étaient autrefois souvent chassé. On sait pourtant aujourd'hui qu'en consommant de nombreux rongeurs, des volatiles, le plus souvent malades ou blessés, et des lapins, il joue un rôle essentiel dans la protection des épidémies et dans l'élimination des animaux malades ou faibles.

 

 

Le hibou ci-dessus est du santonnier Gilli. Selon les époques, il a été diversement apprécié par l'homme. Les Romains considérent qu'entendre le cri d'un hibou présage d'une mort à venir. Son cri, le fait qu'il vive la nuit lui vaut d'être associé à de nombreuses superstitions. On lui a souvent attribué la capacité de communiquer avec les morts. Mais son attitude lui vaut aussi d'être souvent le symbole de la connaissance et de la sagesse.

On trouve différentes espèces de hiboux dans toute l'Europe, l'Asie et l'Amérique du nord, il est absent de l'hémisphère sud. 

 

 

Voici encore deux animaux du santonnier Gilli. La marmotte est un animal qui vit dans les montagnes entre 1300 et 3000 mètres d'altitude. Longtemps chassée pour sa fourrure, sa chair et sa graisse, elle ne l'est plus aujourd'hui que quand sa population augmente trop fortement. Vivant dans des régions froides, elle constitue des réserves en automne puis hiberne pendant six mois. Autrefois les Savoyard approvoisaient de jeunes marmottes qu'il présentaient ensuite en spectacle, ils ont contribué à faire connaître cet animal loin de sa région d'origine et notamment en Provence.

 

La biche qui l'accompagne est bien sûr la femelle du cerf. Animal répandu en Amérique du nord, en Europe et en Asie du nord, c'est un gibier de choix. Il vit principalement en forêt et se nourrit de jeunes pousses et de fruits. Mais s'il peut y accèder sans trop de risques il s'aventure dans les champs de maïs et de colza. Ce bel animal méritait bien une petite place dans la crèche...

 

 

 

Un singe ? Mais que fait donc cette création de Gonzague dans une crèche. A mon sens il peut trouver sa place dans un cortège de rois mages ou dans un cirque ambulant, nombreux autrefois.

Car bien sûr cet animal n'a rien d'européen, il apprécie les climats chauds, même s'il peut s'adapter dans les pays tempérés.

Le premier chimpanzé importé en France et même apparemment en Europe appartenait à la ménagerie du duc d'Orange. Il est mort en 1641. Au cours des siècles suivants beaucoup ont été capturés et dressés pour l'amusement ou présentés dans des jardins zoologiques.

Les différentes espèces sont aujourd'hui menacées par l'activité humaine qui détruit leur milieu naturel.

 

 

Le santon ci-dessus de l'atelier de St Guilhem représente un marcassin, petit du sanglier.

Cet animal vit essentiellement en Europe, en Asie et en Afrique du nord. Cousin du porc domestique, il apprécie particulièrement de vivre en forêt. Totalement omnivore, il est capable cependant de s'adapter à beaucoup de milieux. Fréquemment chassé, ce qui n'empêche pas l'augmentation de la population, le sanglier remplie cependant un rôle complexe dans l'écosystème. En fouissant à la recherche de nourriture, il aére les sols, en cherchant les truffes qu'il adore, il participe à l'éparpillement des spores et donc au développement de ce champignon, en creusant la souille, un trou dans lequel il aime se vautrer et en se frottant contre les arbres, il met au jour des graines anciennes qu'il emporte parfois à plusieurs dizaines de kilomètres. Son rôle n'est donc pas à négliger.



22/10/2011
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