Le vendeur de journaux

Histoire de la presse

La France, comme une partie de l'Europe, voit apparaître les premiers documents écrits à faible coût peu après l'invention de l'imprimerie. Mais ce ne sont d'abord que des publications de circonstance sans aucune périodicité régulière.

Il est vrai que le pouvoir royal a rapidement compris le danger et soumet le métier d'imprimeur et d'éditeur à de multiples contraintes.

Cependant, en 1631, grâce au cardinal de Richelieu, Théophraste Renaudot obtient un privilège royal lui permettant de publier le seul grand journal français : "La Gazette". Ce journal est loin d'être indépendant du pouvoir qui l'utilise même comme un véritable outil de propagande.

Toutefois, peu à peu le public, qui sait lire, donc limité, s'intéresse à ce mode d'information plus fiable que les écrits diffusés traditionnellement par les colporteurs. La presse demeure très contrôlée et soumise à une censure sévère.

Pourtant, en 1672, commence à paraître "Le Mercure galant", véritable ancêtre de la "presse people". Il traite de toute la vie mondaine en entrant à tel point dans les détails qu'il devient rapidement un mensuel de 350 pages.

A partir de 1685, et de la Révocation de l'Edit de Nantes, les Protestants exilés, font passer en France une presse clandestine.

Tout au long du XVIIIe siècle, les journaux demeurent rares et ce n'est qu'en 1777 que commence à être publié à Paris chaque jour, "Le journal de Paris". Il ne comporte que quatre pages et s'intéresse essentiellement aux faits divers et aux événements culturels.

La Révolution détruit toute l'organisation de la censure. La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen prévoit en son article 11 que "tout citoyen peut parler, écrire et imprimer librement".

Aussitôt les journaux se multiplient, chaque tendance révolutionnaire a le sien, mais aussi chaque région voire chaque commune...

Pourtant en 1800 le Premier consul, Napoléon Bonaparte rétablit la censure. Il faudra attendre 1819 pour retrouver un peu de liberté. Il est indispensable que le nom du propriétaire soit indiqué sur la publication même et c'est lui qui est mis en cause en cas de non-respect de la législation.

Après 1845 et l'invention de la rotative les journaux coûtent moins cher et augmentent leur tirage. L'amélioration des moyens de communication, notamment le télégraphe, permet aux journalistes d'être plus réactifs. La presse commence aussi à être illustrée, d'abord de dessins puis de photographies.

La fin du XIXe siècle est un véritable âge d'or pour la profession, le lectorat a considérablement augmenté, davantage de Français savent lire et la conscience politique s'est développée, grâce d'ailleurs à la presse, faisant que beaucoup achète le journal quotidiennement.

Le crieur de journaux

C'est dans le courant du XIXe siècle qu'apparaissent d'ailleurs dans les villes les crieurs de journaux, marchands ambulants, ils attirent l'attention du client en répétant inlassablement le gros titre du jour. C'est ce personnage qu'a représenté Eliane Smiglio.

Il disparaîtra peu à peu dans le dernier quart du XXe siècle, les journaux étant concurrencés d'abord par la radio, puis par la télévision et désormais par internet.



18/10/2011
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