Le maire

La fonction de maire apparaît en France au XIIe siècle alors que les communes organisées depuis peu se dotent d'une autorité.

La Révolution fait des maires des élus, leur mandat est de deux ans et il leur est confié par les citoyens actifs de la commune payant un impôt au moins égal à trois jours de travail, les maires, eux, doivent payer au moins l'équivalent de dix jours de travail.

Brièvement supprimée entre 1794 et 1798, la fonction revient dès 1799 mais les maires sont nommés, par les préfets pour les communes de moins de 5000 habitants, par le Premier consul pour les autres. Il gère alors seul la commune, les conseillers n'étant que consultés en cas de besoin. Cette situation perdure jusqu'en 1867.

Sous la Seconde République, de 1848 à 1851, on permet aux conseils municipaux des communes de moins de 6000 habitants d'élire le maire.

Mais le Second Empire revient sur cette disposition et revient à la nomination par le préfet.

Enfin, en 1871, un système proche de celui que nous connaissons se met en place dans les villes de moins de 20000 habitants. Les autres demeurent soumises au choix du préfet jusqu'en 1882. Seul Paris conserve par la suite un statut particulier et ce jusqu'en 1977.

A l'exception de la parenthèse de l'Etat Français le mode de désignation des maires n'a pas changé depuis la IIIe République.

Le santon du maire est un classique, il porte parfois un registre sous le bras, symbole de son autorité d'officier d'état-civil chargé d'enregistrer les naissances, mariages et décès. Il est toujours ceint de la ceinture bleu-blanc-rouge symbole évident de son autorité.

 



14/10/2011
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 17 autres membres