La nourrice

L'existence de nourrice, c'est-à-dire de femmes allaitant des enfants qu'elle n'a pas mis au monde est attestée depuis l'Antiquité. Elles remplacent la mère qui ne veut ou ne peut s'en charger.

Soit on lui confie le nourrisson qu'elle élève alors à son domicile, soit elle est logée par ses employeurs. Dans le premier cas l'enfant a souvent un frère ou une soeur de lait, le propre enfant de la nourrice, dans le second, celle-ci a le plus souvent sevré son enfant avant de se placer, parfois loin de chez elle comme les nourrices venues du Morvan pour "travailler" à Paris jusqu'au début du XXe siècle.

Dans les classes les plus aisées, on pense que confier l'enfant à une autre femme permettra à la mère d'être plus rapidement disponible pour une nouvelle grossesse.

Traditionnellement on s'imagine la nourrice comme une forte femme de la campagne, aux seins lourds, bien habillée car elle suit ses maîtres et est en quelque sorte le reflet du niveau social de la famille qui l'emploie.

Celle représentée par Fouque répond à ces critères, elle porte un tablier fleuri et est bien en chair. Elle a dans les bras un nourrisson emmaillotté à l'ancienne, on enserrait alors les bébés dans des langes et une chaude couverture. Ces précautions devaient à la fois les protéger du froid, des coliques et des malformations, contraignant les membres à demeurer bien droits.

On peut supposer que la nourrice représentée par les santonniers vient proposer son lait à l'enfant Jésus.



16/10/2011
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