Curé d'Ars

Encore un santon surprenant dans une crèche, celui représentant le Saint curé d'Ars, dans l'Ain, Jean-Marie Vianney.

Il naît près de Lyon dans une famille de cultivateurs en 1786. Il fait sa communion après avoir reçu l'enseignement d'un prêtre réfractaires à la Constitution civile du Clergé.

En 1803, le jeune garçon n'a quasiment reçu aucune instruction, la paroisse n'ayant pas eu d'instituteur depuis les débuts de la Révolution. Il commence à fréquenter l'école à 17 ans. Mauvais élève, il a cependant profondément la vocation et veut devenir prêtre.

En 1809, il part à l'armée. Il déserte et devient instituteur dans un petit village sous un faux-nom. Jusqu'à ce que son jeune frère accepte de le remplacer sa famille est accablée d'amendes. La situation ayant été ainsi régularisé, il peut reprendre sa formation. 

En 1812, il devient élève d'un séminaire clandestin, mais bientôt jugé trop mauvais élève, il est renvoyé au curé qui l'a formé. Celui-ci parvient à convaincre les autorités ecclésiastiques que la piété de Jean-Marie Vianney peut suffire à compenser son ignorance et il est enfin ordonné en 1815.

Il devient vicaire de son formateur pendant trois ans puis à la mort de celui-ci, on lui confie la paroisse d'Ars, un petit village de 200 habitants.

Il y crée une école pour filles dans laquelle enseigne deux filles de paysans sommairement formées. Des bienfaiteurs font des dons, et l'école peut bientôt accueillir des filles pauvres ou orphelines gratuitement.

Le curé acquiert peu à peu une réputation de saint homme. On vient de loin pour le voir. Pour détourner l'attention des pélerins de sa personne, il crée un pélerinage à Ste Philomène. Mais ceux-ci sont nombreux, on lui adjoint un autre prêtre notamment chargé de surveiller l'usage qui est fait des dons.

A plusieurs reprises le curé d'Ars cherche à fuir sa paroisse se jugeant indigne de la tâche qui lui est confiée.

Mais ses demandes sont systématiquement refusées et c'est là qu'il meurt en 1859.

On lui attribue des miracles et des guérisons miraculeuses, ce qui lui vaut d'être béatifié en 1905 et canonisé en 1925.



14/10/2011
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